La retraite complémentaire des agents d'assurance - CAVAMAC

La retraite complémentaire des agents d'assurance - CAVAMAC

La retraite de base des agents d'assurance est gérée par l’une des 10 sections de la Caisse nationale d'assurance vieillesse des professions libérales (CNAVPL). Pour leur retraite complémentaire, c’est la Caisse d'allocation vieillesse des agents généraux d'assurance et des mandataires non-salariés de l'assurance et de la capitalisation (CAVAMAC) qui a vocation à s’en occuper. Présentation de ses règles.

Les cotisations à la CAVAMAC

Les agents d'assurance acquittent pour leur retraite complémentaire une cotisationCotisation retraite<p>Somme prélevée sur les salaires et/ou les revenus professionnels afin de financer les retraites.</p>   proportionnelle unique, qui s'élève à 5,16 % des commissions et rémunérations brutes de l'année précédente, dans la limite d'un certain plafond (502 254 € en 2019).

Les compagnies mandantes des agents paient de leur côté, pour le compte des agents, 3 % de ces mêmes commissions et rémunérations.

La cotisation totale s'élève donc à 8,16 %, mais seuls 6,3 % permettent d'acquérir des points pour la retraite, à raison de 7,073 € par point en 2019.

La retraite complémentaire des agents d’assurance en détail

Les conditions de retraite

Pour percevoir sa retraite complète à la CAVAMAC, l'agent doit avoir atteint l'âge de la retraite à taux pleinTaux plein<p>Taux maximum de calcul d'une retraite dont peut bénéficier l'assuré dans tous les régimes. Pour prétendre à une pension de retraite à taux plein, il faut remplir des conditions d'âge et de durée d'assurance.</p> du régime général, soit entre 65 et 67 ans suivant l'année de naissance (67 ans pour les assurés nés à partir du 1er janvier 1955).

La retraite peut être liquidéeLiquidation de la retraite<p>Lorsqu'un assuré souhaite partir à la retraite, il doit demander la liquidation de ses droits, c'est-à-dire faire valoir ses droits pour déclencher la mise en paiement de sa pension de retraite.</p> jusqu'à 5 ans avant cet âge, mais la pension est alors diminuée de 5 % par année manquante. Elle subit une décoteDécote<p>Réduction définitive appliquée au montant de la pension d'un assuré. Elle s'applique lorsque l'assuré choisit de partir à la retraite alors qu'il n'a pas atteint la durée de cotisation requise pour percevoir une retraite à taux plein.</p> .

Les agents reconnus inaptes au travail peuvent liquider leur pension sans décote dès l'âge minimal requis pour prendre la retraite de base (soit entre 60 et 62 ans selon l'année de naissance).

Le calcul de la pension

La pension se calcule en multipliant le nombre de pointsPoint de retraite<p>Les cotisations d'un assuré lui permettent d'acquérir des points retraite dans certains régimes, comme le régime complémentaire Agirc-Arrco. Le montant de sa retraite est égal au total des points acquis pendant sa vie professionnelle, multipliée par la valeur du point lors de son départ en retraite.</p> acquis par la valeur du point (0,3565 € depuis le 1er janvier 2019).

Si elle est liquidée au-delà de l'âge de la retraite complémentaire (65 ou 67 ans suivant l'année de naissance), la pension augmente de 5 % par année supplémentaire, jusqu'à un maximum de 25 %. Elle bénéficie d’une surcote.

Elle est majorée de 10 % pour les parents ayant élevé au moins 3 enfants, et de 5 % par enfant handicapé à charge du retraité.

La pension de réversion

Le conjoint d'un assuré décédé peut percevoir une pension de réversion égale à 60 % de la pension totale, sans prise en compte des éventuelles minorations – mais en comptant les majorations. Il doit avoir 65 ans, ou 60 ans s'il est inapte, et avoir été marié 2 ans au défunt, à moins qu'un enfant soit issu de ce mariage.

Le remariage n'interrompt pas la réversion.

Le défunt doit avoir accumulé au moins 1 500 points au moment de son décès pour que son conjoint puisse bénéficier de la pension de réversion.

H3 Le cumul emploi-retraite

Comme pour le régime de base, il est possible de reprendre une activité dépendant de la CAVAMAC, à condition d'avoir liquidé toutes ses pensions de retraite en remplissant les conditions d'âge et de durée d'assurance du taux plein. En revanche, si ces conditions ne sont pas remplies, les revenus de la nouvelle activité ne peuvent pas dépasser le Plafond annuel de la Sécurité sociale (PASS). En cas de dépassement, la pension est suspendue.

Si l'agent a liquidé sa pension complémentaire, mais pas sa retraite de base, la pension complémentaire est suspendue en cas de reprise d'activité.

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