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08/02/2019

L'assurance volontaire vieillesse des parents et aidants familiaux

Les parents qui élèvent au moins 1 enfant et les personnes qui s'occupent d'un enfant ou d'un parent handicapé ne peuvent pas toujours bénéficier de l'Assurance vieillesse des parents au foyer (AVPF). Dans ce cas, s'ils ne dépendent d'aucun autre régime obligatoire, ils peuvent choisir de cotiser volontairement à l'assurance vieillesse pour compléter leurs droits. Présentation des conditions.

 

 

Comment bénéficier de l'assurance volontaire vieillesse ?

Si vous êtes parent au foyer, il faut élever au moins 1 enfant de moins de 20 ans au moment de la demande. Cela signifie que dans la pratique, vous pourrez continuer de bénéficier de l'assurance volontaire vieillesse même si votre dernier enfant dépasse les 20 ans.

 

Si vous êtes aidant familial, il faut vous occuper (bénévolement) d'un conjoint ou d'un parent proche en situation de handicap, que vous ne dépendiez d'aucun autre régime et que vous ne bénéficiez pas de l'AVPF (en savoir plus sur les conditions de l'AVPF ). Votre demande doit être faite moins de 10 ans après le début de votre activité d'aidant, ou après la fin de votre affiliation à un régime obligatoire.

 

Si vous remplissez ces conditions, vous devez adresser une demande à la Caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) dont vous dépendez.

 

 

Quelle cotisation à l'assurance volontaire vieillesse ?

La cotisation est calculée au même taux que pour les salariés, sur la base du Smic aux 39 heures. Pour chaque trimestre, on retient un revenu équivalent à 507 fois le Smic horaire (le nombre d'heures travaillées par trimestre à 39 heures par semaine).

 

En 2019, cela représente une cotisation de 903 € par trimestre (soit 3 612 € pour l'année).

 

Au moment de calculer votre retraite , c'est ce revenu (20 340,84 € en 2019, soit une année de Smic brut aux 39 heures) qui sera retenu pour le calcul de vos droits, si ce revenu fait partie de vos 25 meilleures années.

 

 

Comment bénéficier de trimestres de majoration ?

Les parents d'enfants handicapés qui reçoivent certaines prestations (allocation d'éducation de l'enfant handicapé, son complément ou allocation de présence parentale) bénéficient d'un trimestre de majoration par période de 30 mois, dans la limite de 8 trimestres.

 

Depuis la réforme des retraites de 2014 , les aidants familiaux à domicile – qu'ils bénéficient ou non de l'AVPF – peuvent également recevoir des trimestres de majoration pour leur retraite, à condition :

 

  • de s'occuper d'un « parent » (terme très large regroupant ascendant, descendant, neveu, nièce, oncle, tante, cousin(e), conjoint(e), concubin(e), partenaire de pacs ou « parent » du conjoint, concubin ou partenaire de pacs) ;
  • que ce parent soit atteint d'une incapacité d'au moins 80 % ;
  • de ne pas travailler.

Le nombre de trimestres est également d'1 par période de 30 mois, dans la limite de 8. Les 2 dispositifs sont cumulables.

 

En savoir plus sur l'impact de la maternité et la paternité sur la retraite.

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