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14/06/2017

La retraite en Italie

La retraite en Italie

Le régime de retraite italien, autrefois très généreux, a connu une réforme importante en 1995, et la transition entre les deux systèmes est encore en cours : beaucoup de cotisants et de retraités dépendent encore de l'un et de l'autre. L'âge minimal de la retraite continue à augmenter, et  s'aligne entre hommes et femmes.

 

 

1. Quel type de système ?

Le système italien combine (provisoirement) deux régimes :


Toutes les personnes qui ont commencé à cotiser à partir de 1996 dépendent exclusivement du nouveau régime ;Ceux qui ont commencé à cotiser avant 1996 perçoivent ou percevront deux pensions : une calculée suivant l'ancien système pour les périodes travaillées avant 2012, et une calculée suivant le nouveau système pour les périodes travaillées à compter de 2012.
Le nouveau système est un régime par répartition dit en « comptes notionnels » : il fonctionne comme un régime par capitalisation, les cotisations étant accumulées sur un compte fictif personnel. Ces cotisations sont revalorisées en fonction du taux de croissance du PIB. La retraite est calculée comme une rente dans un régime par capitalisation, en tenant compte de l'espérance de vie au moment de la liquidation.

 

Le régime est financé par des cotisations versées par l'employeur et le salarié, et dont le taux peut varier suivant les secteurs, le nombre de salariés, voire leur qualification. Dans l'industrie (hors bâtiment), le taux s'élève à 33% (dont 9,19% à la charge du salarié), mais il couvre à la fois la vieillesse, l'invalidité et l'assurance décès. Il n'y a pas de régime complémentaire. La cotisation est prélevée sous un plafond de revenu (qui s'élève à un peu plus de 100 000€ annuels).

 

 

2. Quelles conditions pour percevoir la retraite ?

Pour prendre sa retraite à taux plein dans le régime italien, il faut avoir cotisé au moins 20 ans (ou 15 ans avant 1996), et avoir atteint, en 2017 :


66 ans et 7 mois pour les hommes, ainsi que pour les femmes de la fonction publique ;65 ans et 7 mois pour les femmes salariées du secteur privé ;66 ans et 1 mois pour les travailleuses indépendantes.


Ces âges seront tous de 66 ans et 7 mois en 2018. Ils vont continuer à être réévalués en fonction de l'espérance de vie à 65 ans, tous les deux ans à partir de 2019. Ils devraient s'élever à 67 ans d'ici à 2021.


63 ans et 7 mois avec 20 ans de cotisations pour ceux qui ont commencé à cotiser après 1995, à condition que la pension à laquelle ils ont droit soit supérieure à un minimum (2,8 fois l'aide sociale, soit environ 1250€ par mois).Départ anticipé possible avec décote, ou sans décote avec 42 ans et 10 mois de cotisations pour les hommes, 41 ans et 10 mois pour les femmes, pour ceux qui ont commencé à cotiser avant 1996.

 

 

3. Comment est calculée la pension ?

Les personnes qui ont commencé à cotiser après 1995 ne perçoivent qu'une pension. Celle-ci est calculée en appliquant un coefficient de conversion à l'intégralité des cotisations versées au cours de la carrière. Ce coefficient dépend de l'âge auquel la retraite est demandée.


Les personnes qui ont commencé à cotiser avant 1996 perçoivent deux pensions :


une pension du nouveau système, calculée comme ci-dessus sur la part des cotisations versées à compter du 1er janvier 2012 ;une pension de l'ancien système, calculée en multipliant le nombre d'années de cotisation par un pourcentage du salaire moyen perçu par l'assuré. Ce salaire est calculé en faisant la moyenne des 5 à 10 dernières années (suivant le nombre d'années validées avant 1992). Le pourcentage appliqué pour chaque année est dégressif suivant les tranches de revenu.


Pour les retraites anticipées, une décote de 1% par année d'anticipation s'applique entre 60 et 62 ans, et 2% par an avant 60 ans (sur la pension de l'ancien système).

 

 

4. Autres caractéristiques

4.1. Le cumul emploi-retraite

Il est possible de cumuler sa pension de retraite avec un revenu tiré d'une activité indépendante.

 

 

4.2. Réversion

Lorsque l'assuré(e) décède, s'il (elle) était retraité ou remplissait les conditions pour l'être, tout ou partie de sa pension peut être reversée aux survivants.


Le conjoint survivant, ou le conjoint divorcé non remarié qui percevait une pension alimentaire de l'assuré, reçoit 60% de la pension du défunt s'il n'y avait pas d'enfant à charge, 80% avec un enfant, 100% à partir de 2 enfants.En l'absence de conjoint, l'orphelin survivant perçoit 70% de la pension ; s'il y a deux enfants, ils se partagent 80% de la pension ; à partir de 3 enfants, 100% de la pension sont partagés entre les enfants.

 

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